Le déni de réalité est un ralentisseur tenace du changement; nous le voyons depuis plusieurs années sur la question environnementale et… à la position de la FIFA sur l’arbitrage video! Pour chasser le déni, rien de tel qu’un évènement ou un incident visible de tous, dont les faits indiscutables montrent la nécessité du changement et l’absurdité du statut-quo: comme par exemple ceci
Alors que les gouvernants du football n’avaient pas évolué d’un pouce ces derniers mois, ce but anglais injustement non validé a provoqué ce que l’on pourrait appeler un début de déclic; certes, on est encore loin d’une révolution culturelle mais la barrière idéologique semble presque franchie. De son côté, Michel Platini, président de l’UEFA, défend une évolution non technologique de l’arbitrage, basée sur la mise en place de 2 arbitres supplémentaires (1 derrière chaque but) qui étofferaient la capacité de l’ensemble du corps arbitral à bien juger les actions de jeu critiques des surfaces de réparation. Ce système a été testé cette année en Ligue Europa et sera utilisé à la prochaine coupe du monde. On peut regretter la position ferme de Platini sur la vidéo mais son système est une vraie avancée vers un meilleur arbitrage. En outre, si l’apport de la vidéo sur l’exemple ci-dessus est incontestable, il faut reconnaître que parfois 10 caméras ne suffisent pas à déterminer s’il y a faute ou simulation.
Le changement qui me marque le plus dans la coupe du monde a lieu dans les tribunes (à part les vuvuzelas): avez-vous remarqué la bonne ambiance entre supporters? Pas de séparation, tout le monde est mélangé et semble y prendre plaisir; il n’y a pas si longtemps les supporters s’affrontaient, puis ils ne s’affrontaient plus mais s’évitaient, désormais ils s’assoient ensemble. Bel exemple de changement de comportement réussi, à reproduire dans les tribunes de ligue 1 et en particulier du parc des princes.